« France is well known for 2 figures: 75(*) and 35(**)! »

Quid des managers de transition ?

(*) 75 %

(**) 35 heures

Chaque année le FMI publie ses chiffres sur la croissance. Chaque année il prévoit une reprise de la croissance dans le monde pour une stagnation en Europe. Sachant que la France est en train de décrocher par rapport à ses partenaires européens… il y a urgence ! Messieurs les Politiques, nous sommes 4 points en retrait par rapport au reste du monde… Ce n’est plus le temps du diagnostic…mais le temps de l’action. Mettre en œuvre de la transparence à tous les étages de la vie politique ne suffira pas à combler le déficit de confiance entre la sphère publique et la sphère privée. La transparence est souvent le cache misère qui masque la faillite de l’éthique personnelle. Il faut tout mettre en œuvre à la fois pour nous sortir de notre déprime et aller vraiment vers l’avant:

– Un choc de compétitivité par les coûts (un vrai !)

– Un choc de simplification (pour libérer les chefs d’entreprises de tout un tas de contraintes administratives inutiles et de tracasseries fiscales contreproductives et rendre nos entreprises plus agiles face à leurs concurrents internationaux)

– Un choc de transparence ; pourquoi pas ?

– Une réorientation de l’épargne disponible vers les entreprises, l’innovation et l’investissement …au moment où nous constatons que le taux de marge de nos entreprises est au plus bas depuis 1985.

Oui, le verbe ne vaut pas l’action. C’est le temps de l’action. C’est le moment d’agir. Il n’y a pas une minute à perdre. C’est une question de souveraineté nationale. C’est le moment d’accompagner nos champions (et nous avons beaucoup d’entreprises leaders sur leurs marchés !) partout à l’international.

Que pouvons-nous faire nous les managers de transition ? A notre petit niveau. Nous à qui les 2 chiffres ci-dessus ne s’appliquent pas. Pour nous la réalité du terrain et des missions c’est plutôt 75 Heures… et 35 % voire plus …de déplacements à l’international …

Tout d’abord, ne pas avoir peur d’y aller (là où le travail se trouve c’est-à-dire rarement près de chez nous)… Avoir faim …mais pas trop quand même …ni blasés ni aux abois …Professionnels et indépendants…

Nous rendre encore plus mobiles et disponibles.

Exemple : Il y a une semaine, un manager appelle un cabinet : « Allo ! Vous avez des missions sur Tours ? » Réponse du cabinet : « Oui, quelle rue voulez-vous ? ». Les boulots de demain ne seront pas tous localisés …près de chez nous…

Donc soyons plus mobiles …dans notre corps et dans notre tête…

Ensuite continuer d’y croire …Continuer encore et encore à faire la pédagogie de notre métier, la pédagogie de l’entreprise et de l’économie :

– Pas d’emplois sans croissance,

– Pas de croissance sans entreprises,

– Pas d’entreprises sans entrepreneurs et managers motivés et qui vont de l’avant.

Enfin, quelles que soient les instituts d’études ou les baromètres, la France sort toujours première dans les classements des meilleures écoles de commerce en Europe. Je dis bien les meilleures écoles de commerce. Celles-ci forment des managers de haut niveau…Nos écoles de commerce forment des managers … Combien forment-elles de commerciaux ?

Donc nous aussi, faisons notre mea culpa, sachons nous transformer en commerciaux…

Ne perdons aucune occasion pour promouvoir notre métier …

N’attendons pas que l’on vienne nous chercher ou que l’on nous appelle … Bougeons nous !

A bon entendeur, salut …